Bascoul Hélène

Je suis tout à fait passionnée par les pratiques de l’eau forte et de l’aquatinte (résine et sulfate de cuivre) que je pratique presque quotidiennement dans mon atelier depuis deux ans.
En effet l’acquisition d’une plus grande presse au début du premier confinement en 2020 m’a permis d’y passer des journées entières à expérimenter et pratiquer.

Je pratique différentes techniques de gravure depuis 2010, lorsque je me suis inscrite aux ateliers des Cours publics de l’EESAB de Brest.
J’y ai appris l’eau forte, la pointe sèche, la gravure sur bois, sur lino, l’aquatinte à l’acide puis au sulfate de cuivre et l’aquatinte au sucre, la gravure au vernis mou et un peu la manière noire. J’ai exploré chacune de ces techniques tour à tour.

Entre 2010 et 2020 j’ai beaucoup pratiqué le monotype. Je me suis plongée dans la recherche d’une présence humaine dans le dessin, l’empreinte et l’impression de têtes ou figures.

De 1990 à 1993 j’ai suivi des études artistiques à la faculté St-Charles (université Paris-Sorbonne). Je me suis sentie aussi très autodidacte dans ma pratique. J’y ai développé mon goût pour l’expérimentation, la recherche, la découverte et la mixité des techniques de peinture, dessin, gestuelle et d’impressions. J’ai effectivement détournés des produits, matériaux et objets pour créer.
J’ai un goût prononcé pour les réactions et interactions entre les éléments. J’ai toujours l’impression d’être comme une chimiste avec mes plaques de zinc.
J’invente aujourd’hui les sujets gravés et mordus de mes plaques en m’inspirant de mon vécu et de mon environnement.

Les techniques de gravure ou pratiques de l’estampe me permettent de m’exprimer personnellement et de partager savoir-faire et goût de l’expérimentation avec d’autres personnes.
Parallèlement à mon activité artistique j’anime en effet des ateliers de Gravure et Arts-plastiques/Art-thérapie avec mon association La Pince (Education populaire/Economie Sociale et Solidaire). J’interviens ainsi dans diverses structures comme la maison d’arrêt de Brest (depuis 12 ans).

J’utilise ainsi des techniques de gravure (lino, eau forte sur zinc, Rhénalon) avec les personnes détenues car elles permettent un cheminement personnel et collectif très intéressant. Je vais à la prison avec mon matériel de gravure dont une petite presse qui me permet d’imprimer sur place des mini eaux fortes sur zinc de 5*5 cm. J’ai même pratiqué l’aquatinte avec un des détenu.

Partager et apprendre des autres, voilà ce que signifie pour moi la pratique de la gravure dans ces ateliers.

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